A Kallipolis de Platão: entre a episteme do bem e as imagens poéticas
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Universidade Federal de São Carlos
Resumo
Cette thèse fait face à un problème concernant la réflexion politique de Platon dans La République. Bien que la Kallipolis soit décrite comme une cité imaginée en paroles, c’est-à-dire une image, le dialogue propose que, une fois inaugurée, elle devrait expulser les producteurs d’images. L’argument contre la production imagière est construit autour d’une double accusation, à savoir : les produits de la mimèsis seraient inutiles et dangereux. Inutiles parce que les imitateurs ne suivraient pas les prescriptions d’un utilisateur qui détient l’épistémè ; dangereux parce qu’ils pourraient renforcer la partie irascible de l’âme. Cette thèse vise à dévoiler l’aspect politique de cette accusation qui est soutenue par une hiérarchie entre les savoirs dont le sommet est l’épistémè du bien et, ensuite, à défendre le caractère polysémique de l’image. Si, d’un côté, elle peut être dangereuse entre les mains de ceux dont la plus grande préoccupation est le plaisir du public, de l’autre, elle peut être utilisée comme un instrument pour diagnostiquer le mauvais état d’un corps politique. Dans ce cas, les images sont les moyens par lesquels on espère atteindre la guérison d’une cité malade.