Escrita (alter)biográfica como prática de liberdade: cartas-testemunho da pandemia vivida nas periferias por crianças e professoras.
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Universidade Federal de São Carlos
Resumo
This thesis originates from the daily life of this teacher-narrator-researcher and the lived experiences during the Covid-19 pandemic in Brazil in 2020. Enrolled in the extension course “Understanding the World Today: Pandemic and Peripheries,” offered by Universidade Emancipa in partnership with UERJ and USP, I gained access to the primary sources of this research: letters concerning the challenges of the pandemic in peripheral contexts. As an enthusiast, writer, and researcher of epistolary writing, I became interested in the letters written by teachers and envisioned a scope for a possible investigation, motivated by the desire to publicize those voices which, until then, remained undocumented. Following an invitation to join, as a fellow, the project “On the Other Side of the Margin: Challenges and Propositions in Facing Social Inequalities of Childhoods in a Pandemic,” funded by CAPES, and as a primary education teacher in a peripheral public school, I invited the children to engage with the primary sources so they could also write letters to narrate their realities and impressions of life during the pandemic. The testimony-letters produced by teachers and children from peripheral territories within the context of the Covid-19 pandemic were taken as sources in the weaving of a broader conversation that intersects with the author's research-life-formation experiences. Based on the (auto)biographical narrative approach and the assumptions of interpretive-comprehensive analysis and DNEP, this research understands epistolary writing as an (auto)biographical device of writing-listening, reflexivity, formation, and authorship, highlighting experiences, affects, subjectivities, inequalities, and modes of resistance in everyday school life. The text of the thesis and its entire structure in form and content is written narratively through letters, understanding that academic records and works can and should challenge hegemonic and academicist forms of knowledge production. Thus, visibility was given to the faces and audibility to the voices of children and teachers, commonly erased and silenced by the merely numerical statistical data found regarding the pandemic. Narrative research in/of/with everyday life also revealed itself as an approach that favored problematization and reflection on the ethical, methodological, and epistemopolitical dilemmas of research with children. The documentary dimension of the letters, aimed at preserving pandemic memories, and the denunciations-announcements present in the epistles and narratives of the teacher-researcher-narrator and the children, mark this period as a sanitary, social, and political crisis that disproportionately affected lives already threatened and (re)existing.
Cette thèse trouve son origine dans le quotidien de cette enseignante-narratrice-chercheuse et dans le vécu de la pandémie de Covid-19 au Brésil, en 2020. C'est à travers mon inscription au cours d'extension « Comprendre le monde aujourd'hui : Pandémie et Périphéries », proposé par l'Université Emancipa en partenariat avec l'UERJ et l'USP, que j'ai eu accès aux sources primaires de la recherche : des lettres portant sur la lutte contre la pandémie dans des contextes périphériques. En tant qu'appréciatrice, écrivaine et chercheuse de l'écriture épistolaire, je me suis intéressée aux lettres écrites par les enseignantes et j'ai entrevu le cadre d'une possible investigation motivée par le désir de publiciser ces voix, jusqu'alors non documentées. À partir de l'invitation à intégrer, en tant que boursière, le projet « De l'autre côté de la rive : défis et propositions face aux inégalités sociales des enfances en pandémie », financé par la CAPES, et en tant qu'enseignante de l'éducation de base dans une école publique périphérique, j'ai proposé aux enfants une interlocution avec les sources primaires, afin qu'ils puissent eux aussi écrire des lettres pour narrer leurs réalités et leurs impressions sur le vécu de la pandémie. Les lettrestémoignages produites par les enseignantes et les enfants des territoires périphériques dans le contexte de la Covid-19 ont été prises comme sources dans le tissage d'une conversation plus large qui s'entrecroise avec les expériences de recherche-vie-formation de l'auteure. Se fondant sur l'approche narrative (auto)biographique et sur les présupposés de l'analyse interprétativecompréhensive et de la DNEP, cette recherche comprend l'écriture épistolaire comme un dispositif (alter)biographique d'écriture-écoute, de réflexivité, de formation et d'auctorialité, mettant en évidence les expériences, les affects, les subjectivités, les inégalités et les modes de résistance dans les quotidiens scolaires. Le texte de la thèse, ainsi que toute sa structure dans la forme et le contenu, est écrit de manière narrative par le biais des lettres, entendant que les registres et les travaux académiques peuvent et doivent mettre en tension les formes hégémoniques et academicistes de production de connaissance. Ainsi, la visibilité a été donnée aux visages et l'audibilité aux voix des enfants et des enseignantes, communément effacés et silenciés par les données statistiques, purement numériques, trouvées sur la pandémie. La recherche narrative dans/du/avec le quotidien s'est également révélée être une approche ayant favorisé la problématisation et la réflexion autour des dilemmes éthiques, méthodologiques et épistémopolitiques des recherches avec les enfants. La dimension documentaire des lettres, ayant un caractère de préservation des mémoires de la pandémie, ainsi que les dénonciationsannonces présentes dans les épîtres et dans les récits de l'enseignante-chercheuse-narratrice et des enfants, marquent cette période comme une crise sanitaire, sociale et politique qui a frappé trop lourdement et de manière disproportionnée des vies déjà menacées et (ré)existantes.
Cette thèse trouve son origine dans le quotidien de cette enseignante-narratrice-chercheuse et dans le vécu de la pandémie de Covid-19 au Brésil, en 2020. C'est à travers mon inscription au cours d'extension « Comprendre le monde aujourd'hui : Pandémie et Périphéries », proposé par l'Université Emancipa en partenariat avec l'UERJ et l'USP, que j'ai eu accès aux sources primaires de la recherche : des lettres portant sur la lutte contre la pandémie dans des contextes périphériques. En tant qu'appréciatrice, écrivaine et chercheuse de l'écriture épistolaire, je me suis intéressée aux lettres écrites par les enseignantes et j'ai entrevu le cadre d'une possible investigation motivée par le désir de publiciser ces voix, jusqu'alors non documentées. À partir de l'invitation à intégrer, en tant que boursière, le projet « De l'autre côté de la rive : défis et propositions face aux inégalités sociales des enfances en pandémie », financé par la CAPES, et en tant qu'enseignante de l'éducation de base dans une école publique périphérique, j'ai proposé aux enfants une interlocution avec les sources primaires, afin qu'ils puissent eux aussi écrire des lettres pour narrer leurs réalités et leurs impressions sur le vécu de la pandémie. Les lettrestémoignages produites par les enseignantes et les enfants des territoires périphériques dans le contexte de la Covid-19 ont été prises comme sources dans le tissage d'une conversation plus large qui s'entrecroise avec les expériences de recherche-vie-formation de l'auteure. Se fondant sur l'approche narrative (auto)biographique et sur les présupposés de l'analyse interprétativecompréhensive et de la DNEP, cette recherche comprend l'écriture épistolaire comme un dispositif (alter)biographique d'écriture-écoute, de réflexivité, de formation et d'auctorialité, mettant en évidence les expériences, les affects, les subjectivités, les inégalités et les modes de résistance dans les quotidiens scolaires. Le texte de la thèse, ainsi que toute sa structure dans la forme et le contenu, est écrit de manière narrative par le biais des lettres, entendant que les registres et les travaux académiques peuvent et doivent mettre en tension les formes hégémoniques et academicistes de production de connaissance. Ainsi, la visibilité a été donnée aux visages et l'audibilité aux voix des enfants et des enseignantes, communément effacés et silenciés par les données statistiques, purement numériques, trouvées sur la pandémie. La recherche narrative dans/du/avec le quotidien s'est également révélée être une approche ayant favorisé la problématisation et la réflexion autour des dilemmes éthiques, méthodologiques et épistémopolitiques des recherches avec les enfants. La dimension documentaire des lettres, ayant un caractère de préservation des mémoires de la pandémie, ainsi que les dénonciationsannonces présentes dans les épîtres et dans les récits de l'enseignante-chercheuse-narratrice et des enfants, marquent cette période comme une crise sanitaire, sociale et politique qui a frappé trop lourdement et de manière disproportionnée des vies déjà menacées et (ré)existantes.
Descrição
Citação
VIEIRA, Juliana. Escrita (alter)biográfica como prática de liberdade: cartas-testemunho da pandemia vivida nas periferias por crianças e professoras.. 2026. Tese (Doutorado em Educação) – Universidade Federal de São Carlos, Sorocaba, 2026. Disponível em: https://repositorio.ufscar.br/handle/20.500.14289/24104.
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